Présentation

Présentation
Cette fiction est comme je viens de le dire une FICTION donc rien n'est réel, je le précise au cas où certain ce le demande. Elle mettra en scène les deux membres du groupe t.A.T.u c'est à dire Yulia Volkova et Lena Katina. Je n'ai pas encore trouvé de titre mais dès que je l'ai je vous l'indiquerez.....je vous souhaite donc une bonne lecture et j'espère que vous apprécierez !!!

# Posté le lundi 02 octobre 2006 14:09

Premier chapitre

Fiction t.A.T.u

Zzzz Lena ? C'est toi ? zzzZ
Zzzz Oui ! zzzZ
Zzzz Oh mon Dieu, tu m'as tellement manquée ! zzzZ
Zzzz Tu m'as manquée aussi, Yulia je...je... zzzZ
Zzzz Lena ? zzzZ

....

« Lenaaaaaa !! »
Encore un rêve, ça semblait pourtant si réel.
Toc toc
« Yulia, c'est l'heure de tes cachets ! »
« Merci Irma ! » Encore c'est fichu médicament, à quoi ça me sert de les prendre.
« Yulia, tu dois les prendre devant moi, c'est le règlement. »
« Ok ok, tu as un verre d'eau ? » Bien sur qu'elle en à un, aller je prend le verre, les médicaments et je serais seule à nouveau.
« C'est bien Yulia, n'oublie pas que dans 1 heure c'est l'heure du repas. »
Elle s'en va. Ce que j'aime ici c'est la tranquillité, je ne partage ma chambre avec personne, je ne pourrais pas le supporter de toute façon.
Toc toc
Encore, mais ne va-t-on jamais me laisser tranquille.
« Yulia ! C'est moi, Kévin, on a reçu ce que tu avais demandé, tu te rappels, un carnet ? »
« Ah oui, merci Kévin ! »
Enfin je l'ai, je vais pouvoir écrire ce qui s'est passé, notre rencontre, notre idylle et cette tragédie. Je vais prendre un stylo et commençait mon récit.


Je ne sais pas par où commencer ni même comment le formuler mais je pense que le meilleur instant et celui de la rentrée. Ce jour là, je rentrai en seconde au lycée Hambert, c'était nouveau pour moi car je n'y avais jamais mis les pieds. Il faut dire que je n'étais arrivée dans cette ville que deux jours auparavant. C'est donc un nouveau départ qui s'offre à moi. Me voici devant les tableaux d'affichage.
« ....Volkova Yulia ! Seconde 12 ! »
Je me dirige vers la salle, tout le monde est déjà installer ou presque. Il y a une table seule au fond, c'est parfait. Me voici donc dans cette salle où tous les visages me sont inconnus. Je remarque que certaines personnes se connaissent déjà.
« Alors maintenant que tout le monde est là, nous allons faire les présentations ! Je m'appelle Mr. Vikor, votre professeur principal ainsi que votre professeur de sport. » Je m'en souviens comme si c'était hier car c'est à cet instant qu'elle apparut. Elle était en retard ce qui un exploit venant d'elle mais ça je le serai plus tard. Elle s'installa au premier rang et commença à parler avec sa voisine, une de ses amies je suppose.
« Donc comme je vous disais, nous allons être ensemble pour toute l'année scolaire. Je pense que des présentations s'imposent alors faisons un tour de table pour nous connaître un peu mieux. » Je déteste ça, me présenter devant toute la classe mais au moins je serai son prénom. Lena, voilà comment elle s'appelle. J'aime beaucoup. La matinée passa rapidement à mes yeux, à part quelques paperasses à remplir on a rien fait d'autre. C'était l'heure de manger, l'heure critique quand on est seule. Je n'ai jamais étais seule. Dans mon ancien village, j'étais comme une abeille dans sa ruche. Je connaissais tout le monde et tout le monde m'apprécier. C'était un petit village de campagne contrairement à ici qui est une grande ville, les connaissances se faisaient donc facilement et plus rapidement. Mais ici, entouré de tous ces inconnus je me sentais mal alaise. Seule devant mon assiette, je me remémorer des souvenirs pour passer le temps.
« Excuse-moi ! Ca te dérange si on mange avec toi ? On est dans la même classe donc je pensais que ça pourrait être sympa. »
« Hein quoi ? » Quand on me sort de mes pensées, j'ai toujours du mal à revenir à la réalité.
« Je demandais si ça te dérangeais qu'on mange avec toi ? »
Je les regarde et je la remarque. Elles veulent manger avec moi comment refuser.
« Bien sur ! »
« Merci ! »
« Alors moi c'est Laura et voici Lena ! »
« Moi c'est Yulia ! »
« Ok ! Comment ça se fait que tu es toutes seule ? » Me demanda Laura.
« Je suis nouvelle dans cette ville, je ne connais personne. »
« Ca me rappel quelqu'un. » Elle fit un clin d'½il à Lena qui lui répondit par un sourire. Un magnifique sourire.
« Lena était nouvelle l'année dernière, elle sait ce que c'est que de se retrouver toute seule entouré d'inconnu. Quand on y pense ça peut être flippant. »
« Je dirais plutôt étrange comme sensation. »
« Exactement ! » Le premier mot qu'elle m'est dit. Jamais je ne l'oublierai.
« Alors Yulia, que penses-tu de notre ville ? »
« Je n'ai pas encore eut le temps de la visiter mais elle à l'air sympa. »
« Si tu veux je pourrai te la faire visiter après les cours, l'année dernière j'y ai eu droit alors je sais ce que sais ! »
« Pourquoi pas ! » Avec plaisir.
C'était notre rencontre, notre premier contact. J'aimerai tellement remonter le temps et revenir à cet instant. Je ne les aurais pas autorisé à s'installer. Peut-être que ça aurai tout changé. Il est trop tard maintenant, mais l'écrire me fait sentir plus coupable que je ne le suis déjà. Ce jour là j'appris que Lena et Laura partageaient la même chambre à l'internat. Elles n'habitaient pas loin du lycée mais préféré vire ici entourée de leurs amies. Contrairement à ce que je pensais, l'internat n'avait rien de si mauvais enfin ils ne sont peut-être pas tous comme ça. Elles avaient le droit de recevoir des amies pour la nuit, des filles exclusivement c'est évident mais pas plus d'une à la fois. Les chambres étant souvent de deux filles, une personne pour la nuit était suffisante. Elles avaient droit aussi de sortir en ville jusque 18h et devait impérativement être dans leur chambre pour 23h. Donc comme je le disais je ne le trouvais pas si mal cet internat.

# Posté le lundi 02 octobre 2006 14:11

Modifié le mardi 03 octobre 2006 11:35

Chapitre 2

A partir de ce jour là nous ne nous sommes plus quittée. Je faisais partis de la bande. Je me rapprochais de plus en plus de Lena sans vraiment me rendre compte de ce qui grandissait en moi. Quelques semaines plus tard notre bande s'agrandit, trois autres filles traînèrent avec nous : Kassandre, Clara et Nastassia. L'ambiance entres nous étaient vraiment extra. Pour la première fois de ma vie, aussi loin que je m'en souvienne l'idée de me rendre en cour ne me déplaisait pas, au contraire elle m'enchantée. De plus chez moi, on ne peut pas dire que c'est la joie. Mes parents on divorcés il y a 5 ans, je ne vois plus mon père et c'est mieux ainsi, il a choisit sa maîtresse plutôt que sa famille pour moi tout est clair. Donc comme je disais chez moi tout n'est pas joyeux, le soirs je rentre, je dis bonjours à ma mère, à mon beau père et à ma grande s½ur qui a 20 ans, quand elle est là, et pour finir à ma demi-s½ur, Mélinda qui a tout juste 4 ans, puis je monte directement dans ma chambre pour ne pratiquement pas en sortir. C'est pour cela que l'idée d'aller au lycée et de voir mes amies et surtout Lena me redonne le sourire.



Drrriinnng
Fichu sonnerie, elle ne retente jamais au bon moment. Je reprendrai où j'en étais en revenant.

Alors qu'est-ce qu'il y a au menu ce soir ? Beurk, beurk et rebeurk... quand je sortirai d'ici c'est la nourriture que je regretterai le moins. Comme d'habitude je m'installe seule à une table. Les autres patients ne me disent rien. Ils sont tous dérangés ou presque enfin plus que moi. Ma seule compagnie c'est Irma qui vient me parler quelque fois dans ma chambre. Elle est gentille. Elle est toujours là quand j'ai besoin d'elle, quand le mal est si intense que je ne me sens pas la force de lui résister elle est là et ne me quitte pas. Je lui en serai toujours reconnaissante. Elle sait tout de ma vie et moi je ne sais rien d'elle. Je n'en ai pas spécialement envie. J'ai déjà beaucoup de problème avec la mienne sans devoir me soucier de la sienne. C'est peut-être égoïste mais ici tout parait normal. Si on ignore quelqu'un quand il nous parle, si on agresse un autre patient sans aucune raison apparente, si on crache sur un infirmier ou je ne sais quoi d'autre, on nous attrape, on nous met dans notre chambre et on nous bourre de calmant. Quand on a finit de manger on nous demande de bien vouloir rester dans le foyer pour changer d'aire au moins une fois par jour. Qu'est-ce que je m'ennuie dans ces moment là. Rien ne change. Il y a toujours cette fille scotché devant le poste de télé, cet homme au regard pervers accoudé à la fenêtre et ce groupe de malade assis autour de la table à parler dans un langage inconnu. Comment voulez-vous que je m'intègre.
Enfin, je peux retourner dans ma chambre. Me revoilà entre ces quatre murs. Si vous pouviez voir la blancheur des murs vous vous demanderiez comment je fais pour le supporter.

Alors où en étais-je.


Un jour le sourire s'effaça .En entrant dans l'établissement je me dirige vers notre lieu de rendez-vous et je vois Lena dans les bars d'un garçon. A cet instant j'ai ressentis une horrible douleur dans ma poitrine, je n'arrivais plus à respirer. C'est à ce moment précis que je compris ce que je ressentais envers elle. Je l'aime tout simplement. Elle visiblement ne m'aimait pas de la même façon. Je ne pu m'empêcher d'aller lui faire la bise car m'ayant aperçut elle me fit un geste du bras me demandant de venir. Le garçon s'appelait Bastien, il était grand, brun, les cheveux mi long avec de grands yeux bleus. Je dois l'avouer, il n'était pas mal du tout. En plus d'être mignon il était sympa. Je lui fit donc la bise ainsi qu'a Lena et me fit toute petite le reste de la pause. Heureusement pour moi, Bastien n'était pas dans notre classe ce qui me laissait Lena pour moi toute seule ou presque l'instant des cours. Je ne sais pas si mon imagination me jouait des tours ou si je devenais carrément parano mais j'avais l'impression que Lena me regardait différemment. Dans son regard je pouvais y percevoir quelque chose de nouveau, d'étrange, de captivant. Elle ne me regardait plus de la même façon. Cette lueur dans ces yeux, jamais je ne l'oublierai. Ne sachant pas ce qu'elle signifiait, j'ai laissais tomber. Les récrés devaient de plus en plus insupportable. La voir se faire tripoter, embrasser, câliner par ce gars me transpercer un peu plus à chaque fois mon c½ur. Personne ne le remarquer car j'étais la reine dans ce qui est de cacher ses émotions. La preuve, je suis passée il y a quelque temps par une période noire, très noire. Je n'avais plus le goût de vivre. J'étais trop lâche pour me suicider alors je suis passée par la mutilation. Cette période fut courte, quelques mois à peine mais j'en garde un mauvais souvenir. A cette époque aucune de mes amies, ni même une personne de ma famille ne s'en aperçut. Je le dissimulais tellement bien que tout le monde pensait que j'étais une personne pleine de vie. Alors cacher ce que je ressens croyez moi, je suis devenue maître en la matière.
« Yulia ? »
....
« Yulia ! »
« Quoi ? » Encore dans mes pensées.
« Je fais une fête samedi soir tu penses pouvoirs venir ? » Demanda Lena.
« Je demanderai à ma mère ce soir mais je pense qu'il n'y a pas de problème. »
« Ok. Si tu as la permission il y a possibilité de dormir chez moi. »
« Ok ! »

# Posté le vendredi 06 octobre 2006 12:37

Chapitre 3

Comme je l'avais prédis la réponse fut positif. J'allais passée une soirée entière et toute la nuit chez Lena. J'étais heureuse. Même si il y avait une forte chance que Bastien soit là, je pourrais la contempler sans trop me faire remarquer. La semaine passa trop lentement à mon goût. Nous n'étions que mercredi que je ne tenais déjà plus en place. Les cours ne me passionnaient pas, je pensais à ce que j'allais offrir à Lena. Je sais que ce n'est pas son anniversaire, elle est née le 4 Octobre et nous sommes le 20 Septembre mais je veux lui offrir quelque chose voir quelque chose de spécial. Cette idée ne quitta pas mon esprit jusqu'à ce que je trouve ce que j'allais lui offrir. Pour le côté spécial on aura vu mieux, mais ne voulant pas la brusquer où lui mettre le doute j'opta pour une simple compile faite par mes soins. Je suis une grande âme quand il s'agit de musique. Avec cette compile elle est sur de réussir sa soirée tout en pensant à moi. Samedi arriva finalement plus vite que je ne l'ai cru. Je m'aperçu alors que mon obstination à lui offrir quelque chose me fit oublier que je n'avais rien à me mettre. Je pris mes économies et directions le centre ville. Ce que j'aime dans les grandes villes c'est bien les centres villes. Dans mon ancien village, il fallait plus de 20 minutes pour trouver ne serai-ce une petite boutiques et donc environs trois quart d'heure pour trouver un grand magasin. Ici dans les grandes villes, tout est sur place, pas besoin de voiture pour faire ses courses. Après plusieurs heures dans les boutiques je l'ai trouvée, la tenue parfaire pour cette soirée, en plus je ne devais pas utiliser tout mon argent ce qui m'arrangeait bien. Je suis assez prévoyante dans mon genre. Je n'aime pas être à sec au niveau argent. Certain peuvent considérait cela comme un défaut d'autre comme une qualité. Moi je ne le définis en rien juste comme un besoin. La fête commençait vers 19h, il est 17h ce qui me fait 2h pour me préparer.
« Bonjours Yulia ! Ca va ? Tu étais passé où ? » Demanda ma mère
« Salut man ! Ca va ! Je suis allée m'acheter quelque vêtement pour la fête de ce soir. »
« Ah oui c'est vrai, tu as ta fête ce soir ! »
« Pourquoi ça pose un problème ? »
« Nan, nan, c'est juste que j'avais oublié. C'est à quelle heure ? Tu y vas comment et tu rentres comment ? »
« Je pars de la maison vers 19h et ce n'est qu'a quelque minutes d'ici. Je te rappel que je dors là bas, je t'avais prévenu. »
« Ah oui c'est vrai, excuse moi en ce moment j'ai la tête au travail, j'oublie beaucoup de chose. »
Je ne prends pas la peine de répondre, je monte les escaliers, cette interview m'a déjà fait perdre assez de temps.
La salle de bain, le deuxième endroit où je passe le plus de temps. Ma mère ne comprend pas que je mette autant de temps à me préparer mais je dois me laver, m'habiller faire mes cheveux qui me prend un temps fou et me maquiller, voilà pourquoi moi je mets autant de temps dans la salle de bain. Je suis sur que Mélinda (ma petite s½ur) mettra autant de temps quand elle aura mon âge. Au bout d'une heure et demie je sors. Direction ma chambre pour préparer mon sac, il ne faut pas oublier le portable, les clopes (je me suis mise à fumer depuis quelque temps pour échapper au stress, pour me calmer. C'est mauvais pour la santé je sais mais pour le moment ça me fait du bien) et à la demande de Lena il fallait dans la mesure du possible ramener une bouteille d'alcool. Ben oui nos fête ce n'est pas comment dirai une de mes amies, « Coca – chamalo ! ». Après une dernière vérification dans le miroir je me décide à y aller.

# Posté le lundi 16 octobre 2006 12:50

Chapitre 4

La maison de Lena se trouve à quelque pâté de maison de la mienne. Si elle ne dormait pas à l'internat nous ferions je pense, le trajet du lycée ensemble. Mais voilà, sur les seules avec qui j'ai sympathisé il a fallut qu'elles soient toutes internes. Ca ne me dérange pas tant que ça étant donné que je peux aller leur rendre visite quand je veux mais j'avoue que si l'une d'elle vivait chez ses parents ça serait dix fois plus sympa le trajet le matin comme au soir. Le dernier tournant me sort de mes réflexions, j'y suis. Devant moi la maison de Lena. Je me demande comment elle est. Si elle est aussi belle que la propriétaire ce doit être une magnifique maison. Par chance j'arrive en même temps que Laura. Je n'aime pas arrivée seule ou la première à une fête.
Ding Dong
Lena nous ouvre.
« Ah salut ! Je suis contente de vous voir ! Entrez !! »
Elle est superbe. Ce soir je suis prête à parier qu'elle est la plus belle de toutes les filles présentent, il faut dire ça doit être dur de l'égaler. Elle portait un débardeur noir de type ancien avec un jean taille basse et une paire de bottes assortie à son haut. Elle faisait vraiment très classe. Moi qui ne portais qu'un jean avec un t-shirt blanc moulant et une vulgaire paire de basket à côté d'elle j'étais amplement ridicule. Je lui tend le Cd ainsi qu'un bouquet de fleure que j'avais acheté par la suite et la bouteille de Vodka. Elle me saute au coup et me fait un bisou sur la joue. Je suis en extase. J'aimerai la garder dans mes bras mais je vois au loin Bastien qui se dirige vers nous. Elle me lâche, je lui fais un mouvement de tête pour lui montrer Bastien et elle me fait un sourire en signe de remerciement. J'en étais sur, Bastien est là. Dommage. Ce n'est pas grave, il ne va pas m'empêcher de passer une excellente soirée.

« Yulia ! Ah désolé je ne voulais pas te déranger. »
« Ce n'est rien mais la prochaine tu peux frapper avant d'entrer. »
« Pas de problème. C'est l'extinction des feux, tu dois aller dormir. »
« Déjà ! »
« Le temps passe vite quand on s'occupe. Allez éteint je repasse dans 5 minutes pour voir si tu es bien dans ton lit ! »
Extinction des feux, ce n'est pas vrai, toujours quand il ne faut pas. Quand je vous disais que l'internat n'était pas si mal. Là bas c'était 23h, ici 21h. On nous prend vraiment pour des enfants. Allez il faut obéir aux ordres si je veux pouvoir sortir d'ici et te rejoindre Lena. Je me couche et somnole. L'infirmier repasse content que j'ai obéis, me souhaite bonne nuit et referme la porte. J'ai remarqué que les infirmiers comme les infirmières me traitent différemment des autres patients, peut-être parce que je suis la plus jeune. 16 ans et interner il y a de quoi avoir un zest de compassion. Je ne vais pas me plaindre mais leur gentillesse avec moi m'énerve quelque fois. J'ai beau les chercher, jamais ils ne me mettront en cellule d'isolement pour comportement agressif envers le personnel médical. Ce n'est pas faute d'avoir essayé.

Me voilà réveillé, quelle heure il est, je n'en ai aucune idée. Nous n'avons pas le droit de mettre d'horloge dans notre chambre ni même de réveille ou de montre. Je ne pense pas que tous les hôpitaux psychiatriques sont ainsi mais le mien apparemment est très strict. Je sais juste qu'une infirmière passe le matin me donner des comprimés ainsi que me rappeler l'heure du déjeuner puis un infirmier vient me rendre visite le soir pour les mêmes raisons. Je vois mon médecin 3 fois par semaines. Avant je le voyais tous les jours mais depuis quelque temps le service est surchargé et étant là depuis quelques semaines et ayant l'apparence d'aller mieux, il m'a demandé si ça me dérangeai de le voir moins souvent. Au contraire moi ça m'enchante. Je n'aime pas parler avec lui, il veut me faire changer d'opinion, me ramener vers la raison.
Tout à l'heure j'ai rendez vous chez le psy. Je vais encore être devant lui, répondre à ses questions et l'entendre marmonner ses pensées. Je trouve ça mal poli, marmonner devant quelqu'un dont vous êtes sensé écouter, comprendre pendant que celui-ci attend. En plus ça me stress car je ne comprend pas ce qu'il dit. Bon oublions tout ça et reprenons ou j'en étais, c'est-à-dire à sa fête, qu'elle merveilleuse soirée quand j'y repense.

# Posté le mercredi 25 octobre 2006 14:35